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Pia S' - 13 mars 2017

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Relâcher la pression & Lâcher prise : I can do it!

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Ma copine Edwige du bureau a divorcé quelques temps après moi. Elle est ma cadette de quelques années, avec pourtant, déjà, deux ados à la maison. Nos parcours sont presque synchro mais offrent pourtant moult différences, dus tout simplement à nos différences de tempéraments.

Je partage avec Edwige la même exubérance sociale et le goût pour l’autre, le même sentiment de solitude, parfois, les mêmes énervements envers nos enfants ! Coquette telle une midinette, Edwige est spontanée, vraie et éminemment sympathique.

Alors qu’Edwige est réservée et ne couche jamais le premier soir…

Je suis l’inverse et couche toujours le premier soir pour la première et dernière fois ! J’exagère ! J’arrive tout de même à avoir des relations suivies. Je revois mes prétendants, disons 3, 4 fois en un an ! Tu parles d’une vie amoureuse !

Bref, pendant nos premiers mois de veuves éplorées, j’explorais toutes les possibilités qu’offrent les appli de rencards…

Pendant qu’Edwige, pour sa part, essuyait beaucoup de larmes à cause de son connard d’ex-mari (un vrai champion) et à cause d’une succession de rendez-vous inédits mais qui ne restèrent, pour autant, pas dans les annales !….

Pour ma part, je jouais les croqueuses sans foi ni cœur, pendant qu’elle vivait l’apprentissage de la vraie rencontre, comprenez, rencontre dans la vraie vie. Des relations construites autour de la culture, cinéma, théâtre, par exemple, du sport, running et que sais-je encore.

En tout cas, des échanges avec des gens en chair et en os, sous-tendus par un objectif autre que celui de baiser, versus celui clairement affiché sur les appli !

Pour ma part, à cette époque tourmentée de notre vie, je partageais encore avec Churchill cet adage « no sport » et un goût immodéré pour le champagne Pol Roger.

En attendant, force est de constater qu’au bout de quelque mois de cette vie presque monacale, mon Edwige reprenait du poil de la bête.

Les phases de reconstructions se succédèrent comme suit :

  • Mon ex-mari est un connard ! Comment j’ai fait pour ne pas m’en rendre compte plus tôt ?
  • J’ai rencontré quelqu’un, je suis au taquet, mais je n’arrive pas à me calmer !
  • Je ne me suis pas calmée, je crois que je lui ai fait peur ! Mais quel connard aussi !

Oui ma copine Edwige est super démonstrative ! Quand elle aime, elle adore ! Quand elle est contente, elle crie et elle saute partout ! Vous voyez le tableau !

  • Je ne veux plus entendre parler des mecs ! Never, jamais, no way !!!!
  • Je me reconcentre sur moi et je fais des trucs pour moi ! Fuck off guys

C’est à ce moment-là de sa vie, que ma copine s’est mise à faire du footing.

Et comme, je vous le disais, comme elle ne fait rien dans la mesure, et elle est rapidement devenue accro !

Croyez-le ou pas, je suis restée comme un rond de flanc (ou deux peut-être, je ne sais jamais), lorsque très régulièrement, elle me parlait d’un nouveau petit copain qu’elle avait rencontré en courant.

J’ai commencé à envisager la course à pied différemment ! Et à me désolidariser tranquillement de Winston, qui est tout de même un peu ringard à l’aune de nos standards du 21e siècle !

Et si vraiment, on rencontrait son alter ego au détour d’un arbre centenaire au bois de Boulogne ?

C’est comme ça, qu’un samedi matin, la peur au ventre et avec un petit objectif sportif tout de même à atteindre, j’enfile ma tenue de tennis blanche immaculés et me lance !

Hors de question de débourser un seul centime pour m’équiper d’un truc mochetingue en synthétique noir ! Je me connais, rien ne dure jamais !

C’est donc telle Blanche Neige que je m’élance sur les sentiers. Autant vous dire, que je prends cher, et que mes poumons me rappellent toutes les clopes que j’ai fumées, tous les pétards que j’ai kiffés, que mes jambes se souviennent des litres de vin que j’ai absorbés ces derniers mois, sans compter les mojitos, et autres spritz…

En plus, de te sculpter un cul de folie et des jambes de gazelles, la course à pied te vide la tête et replace tes sujets du moment en perspective !

  • Non, je n’enverrai pas de texto à Michel avant 3 jours !
  • Non, je n’achèterai pas à ma fille un tee shirt Zadig et Voltaire à 80 balles !
  • Non mon fils n’est pas un démon, juste un tantinet difficile à gérer !

C’est tout bénef !

  • Pas besoin de se maquiller, vu comment t’as la gueule ruinée après 30 minutes,
  • Pas besoin de choisir sa tenue pendant dix plombes, vu qu’elles sont toute plus moches les unes que les autres !
  • Quant aux shoes, même combat : je ne comprends toujours pas ma fille qui peut s’extasier devant une paire de Stan Smith et mettre 3 heures à se décider entre les blanches avec le dos noir ou le dos vert !!!! « Sans doute générationnel », me dit-elle. Merci, j’ai capté le message subliminal : « t’es vieille maman, tu peux pas comprendre, laisse tomber ! ».

La bonne nouvelle : c’est que c’est vrai que ça fait un bien fou à la tête !

La mauvaise nouvelle : c’est qu’avec mon bol habituel, je ne rencontre absolument personne :

  • Soit que je n’ai pas les bons horaires ! Car hors de question pour moi de courir avant 13 heures. Je ne vais quand même pas ruiner ma grasse mat !
  • Soit, je cours vraiment trop lentement, et concentrée sur mon effort, oui j’ai découvert des muscles dont je ne connaissais même pas l’existence, au niveau des cuisses notamment ! Je ne vois pas tous les canons qui me dépassent, de leurs foulées sexy, sans effort, sveltes et élancés dans leur collant moulant, les parties savamment mises en valeur grâce à ce merveilleux textile brillant !

Au bout de quelques semaines, me voici adepte et accro…

Tous les samedis et dimanche, qu’il vente, neige ou pleuve, je cours. Avec bonheur, avec délice, un peu plus loin, un peu plus longtemps, un peu plus vite.

Du coup, je vais proposer à Sarah du Breuil, de monter un groupe The Good Match en mode running ! Le soir, on enquille sur l’apéro et le tour est joué !

Elle est pas belle la vie ?😁

 

35ans.fr