10 erreurs à éviter quand tu es maman solo

Célibattante Anonyme - 22 mai 2017

Maman solo, j’ai réappris à vivre

Célibattante Anonyme - 22 mai 2017

On ne lutte pas contre soi-même…

Célibattante Anonyme - 22 mai 2017
maman solo avec ses filles
maman avec sa fille
femme qui pleure a la fenetre
[Marre du célibat ? Découvrez la 1ère communauté dédiée à trouver l'Amour, c'est national, sérieux et gratuit !

Je me suis confiée à vous il y a quelques temps car une nouvelle aventure venait de me tomber dessus sans que je m’y attende.

Une jolie histoire pleine d’espoir et de bonheur au quotidien.

Mais j’avais peur. Je ne savais plus aimer ni me dévoiler par crainte de faire fuir.

Je portais une lourde armure qui me protégeait des dangers de l’amour et j’hésitais vraiment à l’enlever car le célibat m’apaisait même si l’amour d’un homme me manquait souvent.

Alors j’ai écrit en pleurant mes incertitudes, je vous ai demandé de me souhaiter bonne chance, j’ai lu et relu vos encouragements, écouté mes amies et cédé à la tentation.

Je me suis dévoilée, mise à nu. J’ai donné.

 

Comme toujours mon coeur de femme hypersensible et entière s’est embrasé.

J’ai bu sans retenue les déclarations quotidiennes, jusqu’à en être saoule.

J’étais ivre. Je ne marchais pas droit. Rien n’avait d’importance. J’étais heureuse. Tout simplement.

Mes proches, mes amis, mes collègues m’ont trouvée changée. Ils disaient que j’avais rajeuni, que je n’étais plus la même… ce qu’ils ne savaient pas c’est que je devenais la meilleure version de moi-même.

Une version qui lâche du leste, une version débridée, une version assumée.

J’étais sur la retenue mais ils m’ont dit de profiter à fond, que c’était tellement génial que ce soit enfin mon tour.

Alors j’ai pris ce soleil brûlant tous les jours, il faisait chaud, c’était tellement bien, je me suis exposée sans filtre j’ai arrêté de réfléchir. J’ai profité.

J’étais complètement grisée.

Et puis, un matin, le ciel s’est voilé, les mots doux se sont faits plus rares, et j’ai commencé à douter.

 

Le soleil brillait encore mais les nuages sont restés, pesant chaque jour un peu plus lourd dans un ciel mitigé.

Mes démons ont refait surface. Me chuchotant que rien n’est jamais acquis. Qu’avoir quelque chose c’est commencer à le perdre.

J’ai commencé à avoir peur. Commencé à guetter les signes. Attendu les messages. Recommencé à angoisser.

Est ce que je suis assez bien ? Est ce que je suis assez intelligente ? Est ce que j’ai assez de conversation ? Est ce que je ne suis pas trop vieille ? Pas trop abîmée par les années ? Mon corps est il assez désirable ? Est ce que je suis assez sensuelle ? Est ce que je fais assez bien l’amour ? Est ce que je ne suis définitivement pas trop loin ? Est ce que je ne suis pas trop tendre, trop douce, trop câline ?

Mes journées sont devenues une continuité d’attentes et d’interrogations.

 

Je pesais chaque mot, j’interprétais chaque signe.

Et puis j’ai arrêté d’écrire, je me suis contentée de répondre.

J’ai arrêté de dire des jolies choses, j’ai attendu qu’elles arrivent. Mais il fallait se rendre à l’évidence : elles s’étaient perdues en chemin…

J’ai figé un sourire et du charme sur mon visage pour faire durer l’envie et le désir, j’ai abusé de compréhension, d’écoute, de main tendue, et je me suis oubliée et bridée… encore.

Je me suis mise sur la touche. Je me suis dit que je ne valais rien.

 

J’ai arrêté d’être la meilleure version de moi-même.

J’ai désinstallé les dernières mises à jour.

Je me suis mise en mode hors-ligne pour occuper le moins d’espace. Pour économiser la batterie. Pour faire durer l’instant. Et j’ai attendu.

Je tentais de me convaincre à chaque signe positif mais c’était peine perdue. Je sentais l’orage arriver et l’humidité poisseuse dans l’air.

Le ciel noircissait à vue d’oeil, dans mon esprit ça ne pouvait qu’éclater.

Et puis le vent a soufflé, le tonnerre a déchiré le silence et la foudre est tombée.

 

C’était fini.

J’étais de nouveau seule sur le chemin. Je n’avais plus d’armure. J’avais froid. Je n’étais plus rien.

Effondrée sous le poids de ces sentiments si forts et impossibles à maîtriser. Il n’était plus là. Il ne me parlait plus. Je n’étais plus sa moitié provisoire. Tout était terminé.

Il ne restait plus que moi dans ma version obsolète et mon chagrin. Moi et nos souvenirs. Moi et nos conversations, nos échanges, tous ces mots gravés dans ma tête, son accent, son regard, ses expressions, la douceur et la force de son corps…

Toutes ces chansons fredonnées à deux que je ne pourrai plus jamais écouter, tous ces endroits visités main dans la main où je ne pourrais plus aller, toutes ces photos prises ensemble que je ne pourrais plus regarder ni effacer.

Moi et tous ces kilomètres, qui, par la force des choses, nous ont séparés.

Je suis une hypersensible, chaque instant heureux est une richesse qui se grave en moi comme un héritage.

 

On ne lutte pas contre soi même. On apprend à vivre avec.

Certains n’ont pas compris l’étendue de ma détresse et de mon chagrin. Je ne leur demandais pas pourtant.

Je vis et je ressens les émotions, bonnes ou mauvaises, dix mille fois plus fort qu’eux alors comment leur demander de comprendre ?

Mon nouvel univers s’est écroulé comme un château de sable fragile, c’est si facile de recommencer, ma peine peut paraître si dérisoire !

Mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’une partie de moi est restée enfouie sous le sable.

D’autres ont compris, ils m’ont tenu la main, offert leur épaule, leur temps, pris sur leurs heures de sommeil pour m’écouter, ils m’ont dit de pleurer, lâcher mon chagrin et hurler ma haine si il le fallait.

Mais je ne lui en veux pas. C’est le vide qu’il a laissé qui fait mal. L’absence.

 

A vous tous qui m’avez accompagnée dans cette courte épreuve aussi déchirante qu’ingérable dans une vie d’hypersensible, vous avez toute ma reconnaissance.

Je vous dédis cette chronique écrite dans les larmes comme la première.

Grâce à vous je vais redémarrer.

Guérir. Oublier. Repartir de zéro. Et avancer.

Merci ❤

Mais je garde espoir, donc je vais retourner sur The Good Match, groupe sur lequel tous les jours je fais de superbes rencontres!

35ans.fr