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couple heureux dans la campagne
femme celibataire regardant l'ocean
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Bientôt 3 ans que je vis en mode maman solo et dans moins d’un mois je soufflerai la première bougie de ma vie de femme divorcée. C’est un choix, je ne subis pas cette situation.

Pour autant, je ne le vis pas toujours bien. J’ai eu des passages à vide. Parfois énormes. Heureusement mes amis et ma famille ont toujours été là pour m’aider à remonter la pente.

Je me plains parfois de ma vie car :

 

  • Mon ex refuse la garde alternée et le rythme est éprouvant.
  • Mes enfants grandissent mais ils sont aussi prenants que des enfants en bas âge.
  • Je travaille loin de chez moi parce que je ne peux pas me loger en proche banlieue parisienne.
  • Je bosse à temps partiel pour gérer ma famille. Du coup, je cumule perte de temps, perte de salaire et perte de motivation car forcément à temps partiel je n’ai pas accès à des postes intéressants et valorisants (il faut savoir que les femmes à 80% sont considérées comme des boulets, moins valorisées que les autres à charge de travail égale). J’ai tenté de changer de poste mais à chaque entretien je me prends le même revers : « je vous préviens on ne prend personne à temps partiel » donc je repars avec mes deux enfants à l’esprit. Pas le choix, ils ont besoin de moi. Je fais le sacrifice. Encore.
  • J’enquille mes 3 à 4 heures de transports par jour. Je rentre tard. Je ne me pose jamais avant 22h (enfin je m’écroule plutôt). Je ne regarde jamais la télé parce que le lendemain à 5h45 c’est reparti pour un tour.

C’est fou hein ? Vous vous demandez comment je fais ? Comment je tiens le rythme ?

C’est très simple, je ne me pose pas la question, j’assume en m’appuyant sur des principes simples :

 

  • Je suis célibataire mais jamais seule. Je privilégie ma vie sociale plutôt que la recherche d’un homme. Je crois au destin. Si l’amour doit débarquer dans ma vie alors je l’accueillerai, mais je ne le force plus. J’ai élargi mon cercle de connaissances, je partage mes joies et mes peines avec eux. Le moment venu, je les aide à mon tour à avancer. On s’entraide, on se complète. Certains sont devenus des amis très précieux, la richesse de ma nouvelle vie. Avec ma famille, ils suffisent aujourd’hui à mon bonheur.
  • Mon poste actuel ne me correspond pas, ne m’apporte rien, ne me valorise pas, mais la paye tombe tous les mois. Elle est suffisante pour subvenir à nos besoins à tous les 3. Mieux encore, je mets à profit l’énergie que je ne peux déployer dans mon travail faute de possibilité d’investissement. Je me cherche un peu plus tous les jours, je me trouve des nouveaux hobbies, des nouveaux engagements, j’essaie de me rendre utile ailleurs puisque je ne le suis pas professionnellement.
  • Mon ex ne me verse jamais la pension avant le 15 du mois, juste pour m’emmerder, mais ce qu’il ne sait pas que c’est que je m’en fous complètement. J’ai appris à vivre comme ça. Encaisser son chèque le 5 ou le 17 ne change rien pour moi, j’ai appris à gérer. Peine d’argent n’est pas mortelle.

A votre avis quel pourcentage de mamans solo ne trouvent pas de boulot ?

Combien d’entre elles ne perçoivent pas la pension qui est due à leurs enfants chaque mois?

Combien de mamans solo survivent comme elles peuvent en limitant les caddies de courses et en attendant les soldes pour habiller leurs enfants ?

Quand j’ai envie de râler en bonne-jamais-contente que je suis, je pense à elles et j’avance.

 

  • J’ai parfois le sentiment d’avoir raté mon mariage, ma vie, détruit ma famille en plaquant tout du jour au lendemain. Mais je me dis que ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Rien ne vaut une maman solo plutôt qu’une maman déprimée dans un couple malheureux. Je ne regrette pas mon choix. A aucun moment.
  • J’habite à plus de 60 kms de Paris où je vais bosser tous les jours, c’est chiant, c’est long mais je me surprends à apprécier ces trajets dans les transports où je suis solo avec moi-même. Le matin je prends le temps de me réveiller, de lire, souvent écrire, bien tranquille le soir de me reposer, me vider la tête. C’est un moment juste pour moi.
  • J’habite à la campagne, certains m’imaginent dans une ferme mais c’est un vrai luxe. J’ai une maison, on a chacun notre chambre, et on a un jardin !!!! J’adore ma maison que j’ai aménagée comme mon coeur me le dictait. Elle est vieille, la cuisine n’a pas de fenêtre mais dedans il y a de la chaleur, de l’amour et de la vie.

Combien de mamans solo vivent au mieux dans un T3 parce que pas les moyens de louer plus cher ?

Combien d’entre elles se sont fait jeter par des proprios et des agences car elle n’avait pas de garant ni une paye équivalente à TROIS FOIS le loyer ?

Combien ont connu une transition chez leurs parents et débarqué dans la maison familiale avec leurs gosses sous le bras et toutes les embrouilles que ça entraîne ?

Souvent je me plains parce que mes gosses sont pénibles…

 

Ils se tapent dessus, ils s’insultent, ils sont ingrats, ils me rendent dingue dès que je mets un pied dans la maison, mais ils sont en pleine santé, sorti des rhumes saisonniers, un bras cassé par ci et un panaris par là, ILS VONT BIEN !

S’occuper d’eux depuis 12 ans c’est l’équivalent d’une année de médecine, j’en apprends tous les jours, je me débrouille, je gère, je peux aider mes proches parfois, c’est que du positif !

Combien de parents gèrent des enfants gravement malades ou lourdement handicapés ?

Combien de parents ont vécu des combats et parfois la perte d’un enfant ?

Pour eux on se doit de profiter de chaque instant avec nos enfants même si c’est 50% de galère au quotidien.

Régulièrement je bataille avec mes tracas physiques de maman solo…

 

Migraine, mauvaise humeur, floraison de spots sur mon visage, jean trop serré, cheveux plats, moches, brushing raté, fringues démodées, fatigue, cernes blablablabla…. mais malgré tout ça le verdict est sans appel !!! Comme mes enfants, JE VAIS BIEN !!

J’ai une pensée émue pour un membre de ma famille qui s’est battu contre le cancer, et qui attend d’en être libéré aujourd’hui. Je pense à lui qui aimerait être en bonne santé comme moi pour continuer à voir ses enfants évoluer dans leurs vies d’adulte, mais qui n’aura pas cette chance.

Je garde à l’esprit le combat de tous ces gens malades qui donneraient cher pour avoir UNIQUEMENT mes tracas de maman solo, et J’AVANCE.

Voilà, tout ça pour dire qu’il faut arrêter de se regarder le nombril et se laisser abattre à chaque difficulté, chaque problème a sa une solution et si il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème, c’est un peu comme chaque pot qui a son couvercle finalement !

Il faut garder à l’esprit qu’il y a toujours plus malheureux que soi. Je sais que ce n’est pas facile, mais il faut se faire violence, pas de temps à perdre dans la déprime.

Et quand ça va vraiment mal, qu’on ne sait plus comment s’en sortir, on consulte, on parle, on demande à être entendue, écoutée, on ne reste pas enfermée dans sa solitude !

Earl Nightengale disait : « Profite de chaque minute de ta vie, sois heureux maintenant, n’attends pas pour te faire plaisir, souviens toi que le temps est vraiment précieux, chaque minute que tu passes avec ta famille ou tes amis doit être appréciée et savourée »

Et il avait carrément raison !!!

35ans.fr