Portrait de Célibattant #CelibMarseillais

Célibattante Anonyme - 2 mars 2016

J’aurais aimé être un salaud…

Célibattante Anonyme - 2 mars 2016

Et si c’était la vie qu’on décidait d’aimer ?

Célibattante Anonyme - 2 mars 2016
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Neuf heures du matin. Un texto me réveille. Il vient de ma meilleure amie  : «  Si on déjeunait ensemble ce midi ? 12H30 dans notre bistrot d’autrefois ? ».

Je la sens enjouée à l’idée de ce déjeuner « comme avant ». Mais mes yeux ne parviennent pas à s’ouvrir complètement et je me sens déjà crevée à l’idée de me préparer à sortir.

Depuis que mon jules m’a quittée, il semble qu’il ait embarqué dans sa grosse valise rouge tout mon entrain et mon énergie d’hier.

Plusieurs fois que je refuse ses invitations, plusieurs mois que je ne m’oblige qu’à faire les besognes essentielles. Tout le reste de mon temps, je le passe à me lamenter sur mon passé fait de beaux souvenirs.

_ « Allez Clara, ne te laisse pas abattre, sors, vois des gens, parle, inscris-toi à une activité, quelle qu’elle soit »

_ « Oui, oui, je vais faire ça »

Mais les jours passent sans que rien ne bouge.

 

Et si je tirais les enseignements de ma dernière lecture, un écrit spirituel «  Le pouvoir du moment présent » ?

Et si j’arrêtais enfin de repasser en boucle nos dernières vacances sous le soleil de Madère, notre dernier déjeuner avec ses parents, toutes nos promesses non tenues et notre dernière engueulade, fatale celle-ci ?

Et si j’essayais de me souvenir de ce que j’aimais avant lui, de ce qui me faisait vibrer, avancer, rire ?

 

Car oui, beaucoup de choses me faisaient vibrer, avancer et rire avant lui.

 

Avant, comme je savais que personne ne m’attendait chez moi, j’appelais un ou une ami et lui proposais de sortir.

Nous découvrions des bars, sirotions des cocktails en se racontant nos vies.

Nous riions de notre célibat et trouvions même à cette situation des centaines d’avantages.

 

Nous nous sentions LIBRES.

 

Libres d’échanger quelques mots avec le barman qui nous avait tapé dans l’œil en se disant qu’il ne serait sûrement pas l’homme de notre vie (on ne le cherchait pas d’ailleurs !).

Libres de réserver le matin pour le soir un aller en train Paris-Biarritz, juste pour aller sentir la mer et la ramener en photo.

Libres de s’acheter des robes échancrées qu’on porterait le week-end suivant pour aller danse sur des tubes disco.

Libres aussi de pleurer devant «  Sur la route de Madison » en se demandant quand-même ce qu’aurait été la vie de Meryl Streep si elle avait eu le courage de suivre son charmant photographe.

Ce jules- là est parti…

 

…Mais en partant, il m’a offert la possibilité d’en rencontrer plein, des jules. Et peut-être des qui ne me laisseront pas en plan pour le moindre conflit.

En attendant, je reprends mon téléphone et réponds à mon amie : «  Avec grand plaisir pour le déjeuner ce midi, j’inventerai même des histoires pour l’occasion. Et si tu veux, on ira se promener au parc après, comme avant ».

 

J’ai tout mon temps à présent

et je veux de nouveau sentir la vie sur ma peau,

la laisser me faire frissonner.

C’est ce qui compte désormais. Le moment présent.

Et ses infinies possibilités de bonheur…

…avec ou sans homme.

 

 

35ans.fr