Faut-il attendre SON Grand Amour?

Pauline - 19 juillet 2016

Le signe du mois : LE LION

Pauline - 19 juillet 2016

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Pauline - 19 juillet 2016
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Après six mois à vivre ma vie sans applis et après quelques déconvenues (si si!!), je commençais à désespérer quand j’ai croisé un ancien voisin à l’arrêt de bus.

Cet homme, lorsqu’il était mon voisin, était sérieusement en couple avec une jeune femme. Mon ancienne voisine donc.

 

Cet homme, lorsqu’il était mon voisin, m’a vue emménager dans l’immeuble avec le père de mon fils.

Cet homme, lorsqu’il était mon voisin, m’a vue mince avant ma grossesse, m’a vue grosse pendant et m’a vue toujours assez grosse après la naissance du petit.

Nos échanges étaient plus que sommaires : Bonjour. Au revoir. Comment-allez vous ? On discutait parfois sur le pallier avec son amie mais jamais assez pour s’inviter pour l’apéro.

Bref, nous étions donc heureux (ou pas) en couple chacun de notre côté. Et même si je l’ai toujours trouvé « physiquement sympathique », la situation faisait que je ne l’ai jamais envisagé comme une cible potentielle. C’est évident.

Je savais qu’il avait déménagé un peu plus loin mais qu’il était resté dans le quartier car je l’avais déjà croisé à grands renforts de caddies à l’hyper du coin.

Alors, le jour où nous nous sommes revus à l’arrêt de bus, je ne fus pas étonnée.

 

Sourire.

Bonjour. Ca fait longtemps… Comment-allez vous ? Echanges de banalités.

Mais arrivée à la gare, j’ai vite filé. Impensable pour moi de faire tout le trajet avec un homme en couple. Je trouvais ça étrange et pas correct.

Les semaines passant, il y a eu plusieurs matins… On se vouvoyait. On discutait dans le bus et hop, je filais.

Et puis un jour, au détour d’une conversation, il apprit que je m’étais séparée du père de mon enfant.

 

Il me confia que lui aussi. Moi qui le croyais toujours avec son amie…

Et à partir de là, par le plus grand des hasards, nous avons commencé à nous tutoyer et à prendre le train ensemble.

Un autre matin puis encore un… et puis un jour viendrais-tu boire un verre avec moi ?

Séduite par la rencontre.

Séduite par les circonstances.

Séduite par cet homme.

Je dis oui. Et je souris.

Evidemment je m’emballe.

 

Je me dis que finalement, même sans applis, on peut faire des rencontres. Et elles sont d’autant plus belles qu’elles sont authentiques.

Oui, je me suis peut-être plus laissée séduire par la rencontre.

Par le potentiel « conte » que j’allais vivre.

Que par l’homme en lui-même.

Le jour J, il me propose d’aller dîner plutôt que d’aller boire un verre.

De venir me chercher et de me raccompagner. Un peu trop chevalier servant? Mais jusque là tout va bien.

Il arrive avec 2 minutes d’avance.

Je suis prête.

J’ai misé sur une tenue simple, pas trop aguicheuse mais un peu chic quand même. Mon but étant d’être assez naturelle pour ne pas envoyer les mauvais signaux.

Il me dit où nous allons et là, première surprise : il m’annonce un resto en bordure de nationale (WTF??) alors que nous sommes à cinq minutes d’un centre-ville piéton.

Qu’à cela ne tienne, je laisse une chance au produit puisque je ne connais pas l’endroit. Le restaurant (une fois la nationale oubliée) est convivial : jolie déco et ambiance feutrée. Il ne peut pas deviner que je préfère les endroits un peu plus modernes au charme désuet de ces vieux restaurants. Je continue donc à me dire que jusque là, tout va bien.

Le dîner est agréable. L’assiette est bonne. La conversation s’engage.

 

Cet homme est très sympa, prend des nouvelles de mon fils, me dévoile peu à peu sa vie, me fait raconter la mienne. Tout se passe bien mais… ne me manquerait-il pas un petit truc pour être séduite ?

En sortant du restaurant il me demande ce que j’ai envie de faire. Je ne peux m’empêcher de penser que si nous avions dîné dans le centre nous aurions pu aller boire un verre plus facilement. Mais nous n’y sommes pas. Je lui propose donc de récupérer dans mon frigo une bouteille de vin blanc pétillant et de la partager sur un banc du parc à côté de chez moi. Pour l’avoir déjà fait, je sais que c’est très agréable, plutôt tranquille (presque romantique?).

Nous voilà donc sur le banc à boire un verre en refaisant le monde.

Je me laisse porter par cette douce soirée de printemps.

Il est tard. Mais j’ai toute la nuit.

Il me décrit son métier de décorateur et la façon dont il a arrangé son appartement. D’ailleurs, si j’ai envie d’y jeter un coup d’œil, on peut y faire un tour. Ben tiens…! :-)

J’accepte en précisant toutefois que je suis fatiguée. Que je ne resterai pas longtemps. Histoire que tout soit bien clair!

Nous montons en voiture. Je passe une bonne soirée. Mais, pour ce soir, je ne me laisserai pas tenter. Il y a quelque chose qui m’arrête. Je ne sais pas encore quoi.

Est-ce sa manière de parler?

Est-ce le fait de me demander une fois dans la voiture la clope au bec si la fumée ne me dérange pas (trop tard)?

Est-ce la petite bague au petit doigt…?

Ou tout ça en même temps ?

Je ne sais pas. Tente de me raisonner en me disant que je suis trop difficile. Je m’arrête à des détails sans importance. Jusque là, tout va bien.

Mais voilà, nous arrivons chez lui et entrons dans le temple du mauvais goût !

 

Je ne sais pas à quel moment il a utilisé ses talents de décorateur pour aménager son appartement mais rien ne manque :

  • Les casques de moto rutilants installés comme éléments de déco dans la bibliothèque
  • Le lino noir chiné par terre
  • Une télévision d’une taille aberrante sans rapport évident avec la distance qui la sépare du canapé
  • Une table basse gigantesque customisée, effet aluminium froissé
  • Des cendriers pleins dans tous les coins

Le malaise !

Je demande les toilettes. Ca a l’air de l’embêter. Il me les indique.

Je ne suis pas déçue du voyage quand je découvre

des posters érotiques sur tous les murs. Porte incluse.

Dans le manque de classe on atteint quand même les sommets!

Je reviens dans le salon, m’installe dans le canapé à côté de lui pour meubler encore quelques minutes avant de repartir quand il allume la télévision et la laisse sur une chaîne grand public. Reportage hyper romantique : la ronde de nuit de la brigade des stups de Créteil! Moi qui n’allume pour ainsi dire jamais la télé, j’avoue ne pas comprendre.

Dans un soupir, ça m’échappe et ne peux m’empêcher de lui dire que je ne regarde jamais le petit écran. Je suis très surprise de sa réponse : figurez vous que lui non plus! Il ne la met que pour avoir un bruit de fond. Je comprends encore moins… Comment peut-on penser créer une ambiance sympa avec les sirènes de voiture de police en bruit de fond???

Je n’ai pas tellement attendu la réponse. J’ai préféré lui dire que j’étais fatiguée. Je lui ai même dit que je pouvais tout à fait rentrer à pied mais il a insisté pour me raccompagner.

Sur le chemin du retour, je ruminais ma déception…

Je me dis que je n’ai pas de chance. Il me plaisait bien. Mais là, je ne peux pas! Même en faisant un effort.

Evidemment ça n’a pas loupé : j’ai eu droit à un joli message sur mon portable le lendemain me proposant un second rendez-vous.

Le bel homme n’a même pas dû se rendre compte qu’il y avait comme un petit problème. Et le fait qu’il ne le remarque pas en est un de plus…

 Conclusion sans appel :

Ce sont toujours ceux à qui on n’a pas envie de plaire

qui ont envie de nous revoir.

#sansclassetoutcasse #next

Et pour les Célibattantes exigeantes (et qui ont bien raison), rendez-vous sans attendre sur The Good Match!

Prenez ENFIN le pouvoir sur vos rencontres….en les CERTIFIANT :-) 

 

A suivre : 5/ adopteunbarman.com

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